mercredi 18 novembre 2009
mardi 3 novembre 2009
Curieusement, je regarde les photos de la fille de mon amie Cécile avec distance. Est-ce parce que nous ne nous sommes pas vues depuis longtemps ? Du coup, j'aurais perdu le contact avec elle?
C'est possible. J'aimais beaucoup cette petite fille, charmante et délicieuse. Puis, quand j'ai déménagé, ma mère l'a gardé et elle s'était beaucoup attaché à elle ; elle est ensuite devenue amie avec Nadia, malgré les 20 ans de différence d'âge.
Etre amie avec ma mère et Nadia, ça n'a peut-être pas contribué à la rapprocher de moi. Et puis j'étais loin et je venais rarement.
Je ne l'ai pas vue depuis ses 12 ou 13 ans je crois.
Aujourd'hui, les photos me montrent une ado narcissique. Dans les photos que je vois d'elle, elle pose, dans des attitudes parfois un peu prétentieuse. Elle cherche parfois à être sexy, parfois mutine... Je ne parviens pas à voir si c'est réussi ou raté, ou seulement bête, car je vois en elle la petite fille qu'elle était, et j'ai du mal à aller au delà de cette image...
C'est possible. J'aimais beaucoup cette petite fille, charmante et délicieuse. Puis, quand j'ai déménagé, ma mère l'a gardé et elle s'était beaucoup attaché à elle ; elle est ensuite devenue amie avec Nadia, malgré les 20 ans de différence d'âge.
Etre amie avec ma mère et Nadia, ça n'a peut-être pas contribué à la rapprocher de moi. Et puis j'étais loin et je venais rarement.
Je ne l'ai pas vue depuis ses 12 ou 13 ans je crois.
Aujourd'hui, les photos me montrent une ado narcissique. Dans les photos que je vois d'elle, elle pose, dans des attitudes parfois un peu prétentieuse. Elle cherche parfois à être sexy, parfois mutine... Je ne parviens pas à voir si c'est réussi ou raté, ou seulement bête, car je vois en elle la petite fille qu'elle était, et j'ai du mal à aller au delà de cette image...
samedi 24 octobre 2009
Et qu'est-ce que dans le monde on ne corrompt point tous les jours? Il n'y a chose si innocente où les hommes ne puissent porter du crime, point d'art si salutaire dont ils ne soient capables de renverser les intentions, rien de si bon en soi qu'ils ne puissent tourner à de mauvais usages. La médecine est un art profitable, et chacun la révère comme une des plus excellentes choses que nous ayons; et cependant il y a eu des temps où elle s'est rendue odieuse, et souvent on en a fait un art d'empoisonner les hommes. La philosophie est un présent du Ciel; elle nous a été donnée pour porter nos esprits à la connaissance d'un Dieu par la contemplation des merveilles de la nature; et pourtant on n'ignore pas que souvent on l'a détournée de son emploi, et qu'on l'a occupée publiquement à soutenir l'impiété. Les choses même les plus saintes ne sont point à couvert de la corruption des hommes; et nous voyons des scélérats qui, tous les jours, abusent de la piété, et la font servir méchamment aux crimes les plus grands. Mais on ne laisse pas pour cela de faire les distinctions qu'il est besoin de faire. On n'enveloppe point dans une fausse conséquence la bonté des choses que l'on corrompt, avec la malice des corrupteurs. On sépare toujours le mauvais usage d'avec l'intention de l'art; et comme on ne s'avise point de défendre la médecine pour avoir été bannie de Rome, ni la philosophie pour avoir été condamnée publiquement dans Athènes, on ne doit point aussi vouloir interdire la comédie pour avoir été censurée en de certains temps. Cette censure a eu ses raisons, qui ne subsistent point ici. Elle s'est renfermée dans ce qu'elle a pu voir; et nous ne devons point la tirer des bornes qu'elle s'est données, l'étendre plus loin qu'il ne faut, et lui faire embrasser l'innocent avec le coupable. La comédie qu'elle a eu dessein d'attaquer n'est point du tout la comédie que nous voulons défendre. Il se faut bien garder de confondre celle-là avec celle-ci. Ce sont deux personnes de qui les mœurs sont tout à fait opposées. Elles n'ont aucun rapport l'une avec l'autre que la ressemblance du nom; et ce serait une injustice épouvantable que de vouloir condamner Olympe, qui est femme de bien, parce qu'il y a eu une Olympe qui a été une débauchée. De semblables arrêts, sans doute, feraient un grand désordre dans le monde. Il n'y aurait rien par-là qui ne fût condamné; et, puisque l'on ne garde point cette rigueur à tant de choses dont on abuse tous les jours, on doit bien faire la même grâce à la comédie, et approuver les pièces de théâtre où l'on verra régner l'instruction et l'honnêteté.
Inscription à :
Articles (Atom)