mercredi 27 avril 2011

La prise de conscience est progressive. Et étrange.
cette vieille amie est un vestige du passé. J'ai changé. Je la traine comme un boulet.

La caractéristique de notre relatione st qu'elle "me dit tout" et moi aussi. En fait, nous nous plaignions de nos malheurs, surtout relationels. Sauf que depuis une petite dizaine d'années, je n'ai plus de malheurs relationnels, je gère mieux mes relations affectives, à cause d'elle, du reste : elle m'a fait beaucoup de peine, alors que nous étions très (trop) proches, et j'ai du réfléchir. J'au voulu cesser d'être proche des gens. Ça a été dur. Je ne sais pas si j'ai réussi. Mais je suis moins déconcertée et prise au dépourvu qu'avant.

pas elle. Elle peut passer des heures à m'expliquer comme elle a du parler à un dîner à telle personne et comme c'était horrible et comme elle déteste ça. Plutôt que de se plaindre pendant une heure, elle pourrait gommer le truc de sa tête et passer à autre chose, mais non. Elle se refait avec moi le film du repas, du dialogue, se persuade qu'elle a été nulle, timide, bécasse, que son interlocuteur l'a prise pour une imbécile et conclut qu'elle déteste les dìners. Elle n'y va que pour son métier, mais ça ne marche pas très bien. Forcément, raide et empotée, avec des idées mal fagotées et vieillote, elle ne peut faire bonne figure. Mais elle s'accroche à ce qu'elle est. On dirait qu'elle s'habille comme dans les années 50 en se disant que quelqu'un va le trovuer à la mode, alors qu'elle a juste l'air démodé. Il y a en elle un déconcertant mélange d'orgueil et de mainque de confiance en soi.

Le résultat est de plus en plus pénible. Par exemple, je ne peux la présenter à personne, car je craindrais qu'elle ne me fasse mal juger. Si nous étions de simples relations ça irait, mais si ma plus vieille amie est cette bas bleu vieillote, banale et coincée qui me fatigue moi même de ses plaintes incessantes....Si j'arrivais à lui trouver une qualité... Mais finalement, même sa ténacité prend un faux air d'obstination ridicule.

Finalement, elle vit dans son monde. Vu sous cet angle, c'est positif, car son monde est original et excentrique, ce qui est sympa. Mais regarder son monde est amsuant : y entrer, c'est ennuyeux.